Interview de Jérémy

Hello Jérémy, nous n'avons pas besoin de te présenter, tout le monde connait ta bonne humeur et ta gentillesse aux écuries, donc commençons par la première question : 

 

Quand et comment as-tu commencé l'équitation ? 

"J'ai débuté l'équitation il y a 7 ans, au début dans un club près de chez moi, mais quand j'arrivais pour mon cours, mon poney était déjà prêt, je n'avais pas à m'en occuper, alors, même si j'aimais monter, le fait de ne pas avoir à préparer moi-même mon poney ne me plaisait pas. Ma sœur connaissait les écuries du Giessen, elle m'a proposé d’essayer, et j'ai tout de suite aimé l'ambiance familiale, et le fait qu'il fallait préparer son poney, s'en occuper. Je ne suis jamais parti ! "

Comment as-tu évolué, depuis ton arrivée aux écuries ? 

"J'ai eu plusieurs coachs, Delphine, Tatiana et surtout Daniel. J'ai commencé en débutant, et j'ai rapidement passé mes galops, j'ai maintenant le galop 7 !"

Et tu as donc choisi d'en faire ton métier ? 

"Au début, je savais juste que je voulais travailler avec des animaux, pourquoi pas dans un zoo. Je ne savais pas trop vers quel métier m'orienter, Daniel m'a beaucoup aidé, il m'a fait découvrir son métier, et je me suis rendu compte que c'est cela que je voulais faire. Je suis actuellement en cours, pour devenir animateur équestre, et je vais ensuite préparer le BpJeps, pour enseigner."

Tes chevaux préférés, aux écuries ? 

"Red Storm, j'ai fait avec elle mon premier concours, et j'ai eu mon premier classement, c'est une super jument ! Et Camélie, avec qui j'ai beaucoup progressé. "

Qu'est ce qui te plait, aux écuries ? 

"L'ambiance est familiale, et Daniel est vraiment axé sur le bien-être des chevaux, ici, les chevaux sont respectés, les progrès se font sur le temps, au rythme de chacun. Les chevaux passent avant tout, c'est une vision de l'équitation qui me plaît."

Et maintenant, parlons de ton "bébé", Good Boy ! 

"Je cherchais un cheval, pour moi, pour progresser, et avoir le fruit de mon travail. Pour aussi avoir une belle relation avec. J'en ai essayé plusieurs, je voulais un cheval de pur CSO. Daniel me conseillait de m'orienter plutôt sur un cheval capable de faire du CCE, qui compile le CSO, le dressage, et le cross. Je n'étais pas fan du CCE, mais l'idée a fait son chemin, et je suis allé un jour à l'élevage du Hans, et on m'a proposé Good Boy. On m'a dit que c'était un bon cheval, malgré des petits problèmes de santé. En rencontrant Good Boy, j'ai pensé à ce que m'a toujours appris Daniel : il n'y a pas de mauvais chevaux, et chacun à le droit à sa chance. J'ai donc choisi Good Boy, et je ne l'ai jamais regretté ! C'est un amour de cheval, et même s'il est encore jeune, je sais que nous allons progresser ensemble !" 

Comment vois-tu ton avenir ? 

"Déjà, devenir enseignant en équitation, et pourquoi pas, un jour, cavalier professionnel ..... Mais tant que je peux être avec des chevaux, je prendrais du plaisir !" 

Un conseil pour nos cavaliers ? 

"Prendre son temps, écouter son coach, et ne pas brûler les étapes, mais surtout, prendre du plaisir à cheval ou à poney !"

Une dernière chose à ajouter ? 

"Merci à Daniel, grâce à qui j'ai acquis mon expérience, merci à lui de m'avoir appris qu'il faut laisser sa chance à tous, cavaliers ou chevaux"

Et à Daniel le dernier mot : 

"Jérémy est arrivé il y a des années dans mon écuries, il a vite progressé. C'est un très bon cavalier, il a des capacités, Il a compris ma manière de voir les choses, avec les chevaux, et je lui fais entièrement confiance. Il sait que le bien-être des chevaux est notre priorité. Jérémy est quelqu'un de serviable, toujours prêt à aider, il a de très belles qualités. Le seul conseil que je pourrai lui donner serait de ne pas brûler les étapes, Jérémy est parfois impatient, et dans l'équitation, il faut savoir prendre son temps ! Je suis très heureux d'avoir Jérémy à mes côtés, dans la structure. "

Merci à toi, Jérémy d'avoir joué le jeu de l'interview, nos cavaliers te connaissent encore un peu mieux maintenant ! C'est un véritable plaisir de te croiser aux écuries, merci pour ta bonne humeur, ton sourire, et ta gentillesse ! 

 

Interview de Christian

 

Quand as-tu commencé à travailler aux écuries ?

« Je travaille aux écuries depuis un peu plus de 3 ans, je voulias changer de travail, et être en plein air. Comme j’aime beaucoup les animaux, j’avais envie de travailler avec eux. Je n’ai pas de diplôme, alors je me suis présenté, j’ai rencontré Daniel, et nous nous sommes vite aperçus que nous avions la même vision du bien-être des animaux. « 

 

Qu’est ce qui t’a donné envie de travailler avec les chevaux ? 

« C’était la première fois que je travaillais avec des chevaux, je n’avais aucune connaissance, ou très peu, mais j’avais très envie d’être à leur contact, comme j’aime les animaux, c’était une évidence pour moi. » 

 

Viens-tu du monde du cheval ? Tu pratiques l’équitation ?

« Je ne viens pas du tout du monde de l’équitation, et je monte, occasionnellement. J’aime surtout le contact que j’ai avec eux. »

 

Quelle est ta journée type, aux écuries ?

« Cela dépend, s’il y a des stages, des concours, ou autre chose. En général, je commence par donner le foin, puis je paille les box, et ensuite les grains. Je finis toujours par nettoyer les écuries. Je ne quitte jamais les écuries avant d’avoir tout fini avec eux, même si je mange tard, la priorité c’est qu’eux aient tout ce qu’il faut. »

 

Comment qualifierais-tu ta relation avec les chevaux ? Et les cavaliers ? 

« Ma relation avec les chevaux est excellente, le courant passe bien entre nous ! Il faut dire que j’ai le bon rôle, je les nourris, je les soigne, et ils me connaissent ! Comme je ne travaille que le matin, je ne vois pas tous les cavaliers, mais cela se passe bien avec ceux que je vois. » 

 

As-tu des « chouchous », parmi les chevaux ou les poneys ?

« Non, pas de chouchous, je les aime tous ! Ils ont chacun leur caractère, et leurs humeurs, mais maintenant, je les connais bien, et quand il y a des nouveaux chevaux, je prends le temps de les connaitre, et cela se passe toujours bien. » 

 

Quelles sont les qualités que tu utilises, pour être avec nos chers équidés ? 

« En premier, le respect, ensuite, je suis quelqu’un de calme, et je prends mon temps avec eux. Si certains peuvent être nerveux, je fais preuve de patience, pour les mettre à l’aise. Je le redis, j’ai le 

bon rôle, et j’ai vraiment un bon contact avec eux. » 

 

La formation des jeunes est importante, de quelle manière leur apprend tu a faire ce métier ? Des conseils a leur donner ?

« Le respect de l’animal, la patience, le gout du travail bien fait, et le respect des horaires. C’est important, car nos chevaux ont des habitudes, et il faut les respecter. J’apprends aux jeunes ce que j’ai appris, mais surtout, je veux qu’ils sachent que c’est l’animal qui passe en premier, leur bien-être doit être notre priorité. » 

 

Peut tu me dire ce qui te fais plaisir, et ce qui te rend triste dans ce métier ?

« J’aime être au contact des chevaux, la relation que j’ai avec eux. Ce qui me rend triste, c’est d’en voir partir, soit que le cavalier change d’écurie, soit qu’un cheval parte à la retraite. Je suis très attaché à eux, donc forcément, quand un des chevaux nous quitte, c’est difficile. » 

 

Un dernier mot pour nos cavaliers ?

« J’espère que nos cavaliers apprécient mon travail, moi, en tout cas, j’aime m’occuper de leurs chevaux. »

 

Le mot de la fin à Daniel :

« Un matin de décembre, j’ai vu sur le parking du centre équestre Christian, qui m’a demandé si j’avais du travail pour lui. Il m’a expliqué vouloir changer de vie, et être en plein air. Je lui ai dit de me ramener un cv, et il est revenu quelques temps plus tard avec. Il venait de Saint-Dié, j’étais surpris qu’il fasse autant de route pour venir jusqu’à nous ! Quand il est repassé, il a visité les écuries, et il a tout de suite proposé de nous aider, avec les chevaux. J’avais justement un poste qui se libérait, j’ai donc décidé de prendre Christian à l’essai. Et je n’ai vraiment pas été déçu ! Il est professionnel, et surtout sa priorité est, comme moi, le bien-être de nos chevaux. Il aime réellement nos chevaux, il a toujours un mot gentil pour chacun, et il les connait bien. J’ai une totale confiance en lui, et je dirais même qu’aujourd’hui, je n’ai plus rien à lui apprendre. Je pourrais partir en vacances, et lui laisser l’écurie, sans aucun problème."

 

 

Merci à Christian, pour cette interview, et un énorme merci à toi, de la part de tous nos cavaliers, de t’occuper aussi bien de nos loulous !

Amis cavaliers, n’hésitez pas à passer le matin aux écuries, vous y croiserez Christian, une personne généreuse, qui a vraiment à cœur le bien-être de nos loulous, et qui a un mot gentil, pour chacun d’entre eux !

 

Interview de Flore

On vous propose cette année de découvrir les personnes qui travaillent dans cette écurie afin d’en savoir plus sur eux et qui sait de nous donner des idées sur notre future carrière. 

La première à avoir accepter le défi c’est Flore. Vous savez cette jeune fille blonde toujours souriante avec des étoiles dans les yeux que vous pouvez croiser régulièrement dans les cours ou dans les boxes.

Donc on s’est glissé dans la peau d’un journaliste et on a fait une interview un mercredi soir.

C’est parti, vous verrez, on l’aimait avant d’en savoir autant sur elle et on l’aime plus encore après ?

 

Bonjour Flore et merci d’avoir accepter cette interview. On commence :

Tu as commencé le cheval en quelle année ?

J’ai commencé en 2006 et j’ai fait mon premier concours en 2007. Mais ça a été compliqué de commencer. Mes parents ne voulaient pas que je fasse du cheval et j’ai dû les embêter avec ça des années. Ils craignaient que je tombe et me fasse très mal. Et puis ma copine Marie a voulu en faire aussi et toutes les deux on s’est mis ensemble pour convaincre nos parents et ça a marché et nous sommes venues nous inscrire à l’écurie.

 

Pourquoi l’écurie du Giessen ?

Parce qu’elle n’était pas loin de chez nous et ça avait l’air sympa.

Quel était ton poney préféré ?

Mon poney préféré était N’importe, je le montais tout le temps. A un moment donné si je voulais continuer de progresser il fallait que je monte à cheval alors j’ai moins monté N’importe et j’ai commencé à monter Meribel qui est devenue mon cheval préféré.

 

Quand on te voit Flore on pense tout de suite à Royal aussi. Tu as été propriétaire quand ?

J’ai acheté Royal en novembre 2009. 

 

Pourquoi tu as voulu acheter un cheval ?

Le plaisir d’avoir son cheval à soi, d’être propriétaire et de pouvoir s’en occuper tout le temps. Devenir propriétaire me permettait également d’évoluer plus rapidement. 

 

Et pourquoi ou plutôt comment tu as choisi Royal ?

C’est le premier cheval que j’ai testé et il était vraiment fou car pas du tout dressé. C’est Daniel qui me l’a proposé. Puis j’en ai essayé d’autres dans d’autres écuries qui eux étaient dressés. Mais finalement ce qui me plaisait c’est qu’avec Royal il y avait tout à construire. Donc j’ai choisi Royal. Le moment ou je suis devenue la propriétaire de Royal est l’un des plus beaux moments de ma vie !

Il avait quel âge ?

Royal avait 5 ans et j’avoues qu’entre 5 et 11 ans il a été assez difficile et compliqué, maintenant il a 16 ans et c’est toujours un vrai bonheur de travailler avec lui ou de s’en occuper.

 

Pourquoi être restée aux écuries du Giessen et ne pas avoir changé ?

L’ambiance est très sympa, c’est convivial et on était un bon groupe de copines. Les chevaux sont très bien traités, ils peuvent aller souvent au pré et même s’il y a eu comme partout des moments moins sympas, c’est comme une famille. Et les valeurs de cette écurie me correspondent tout à fait.

 

Parlons concours. Tu peux nous raconter un peu ton parcours dans ce domaine ?

Avec Royal on a commencé en club 4 et puis avec le travail on a progressé et on a fait club 3, puis 2 puis 1, ensuite on est passé élite et enfin amateur 4, 3, 2 et 1. C’est vraiment incroyable de pouvoir avoir vécu toute cette amplitude avec le même cheval depuis le début.

Tout a l’air idylique, est-ce qu’il y a eu des mauvais moments ? Un concours moins bon qu’un autre ?

Oh oui. Il y a de nombreux cours ou quand je finissais je pleurais parce que je n’avais pas pu faire les choses correctement ou que le cheval ne m’obéissait pas. Mais on apprend vite à faire autrement surtout avec Royal car il ne comprend absolument pas quand on s’énerve donc ça ne sert à rien. 

Et je me souviens d’un concours ou j’ai monté Royal et plume et avec les deux je me suis fauchée en tournant dans le cross. C’est le pire concours que j’ai dû faire.

 

Revenons à toi, tu nous parles un peu de tes études ?

A 18 ans après le bac, je voulais continuer dans des études autour du cheval, je savais que c’était ma passion mais mon père ne voulait pas. Je me suis donc inscrite à STAPS et j’ai fait mes 5 ans d’études en continuant les concours et en faisant quelques cours au débutant poney à l’écurie du giessen.

Mais je n’ai pas eu mon CAPEPS et je ne me voyais pas recommencer une année pour l’avoir.

J’ai donc décider de faire ce que j’avais envie et de m’inscrire au BPJEPS équitation par alternance et j’ai fait mon apprentissage aux écuries du Giessen bien sûr. Daniel a accepté avec plaisir de m’accueillir et j’ai pris, en partie, en charge le groupe du samedi après-midi que j’ai encore en ce moment ! 

Tu n’avais pas envie de changer d’écurie pour cette alternance ?

Non au contraire, il y a déjà tellement à apprendre que c’est très bien de connaitre les lieux, les chevaux et la structure. Au début j’étais très anxieuse et j’avais le trac avant chaque cours. Daniel devait me pousser pour que j’y ailles et au bout de 6 mois j’étais comme un poisson dans l’eau.

Et ensuite ?

Ensuite une fois que j’ai eu mon diplôme je me suis dit que ce que j’avais envie de faire c’était d’être formatrice : enseigner aux futurs moniteurs d’équitation. Donc après réflexion j’ai choisi de faire un DESJEPS (instructorat) et j’ai tenté Saumur. 

Je ne vous cache pas que je craignais de partir d’ici, ça allait être une vraie découverte mais je me suis lancée. J’ai fait les tests d’entrée avec une amie qui m’a accompagnée et encouragée jusqu’au bout : Léa. Elle est venue avec moi à Saumur pour que je ne lâche rien : c’est ma première supportrice !

A saumur le diplôme peut se faire en 7 mois (réservé pour ceux qui ont déjà une entreprise ou de nombreuses années d’expériences) ou en 1 an. Cette formation est payante et j’ai du travaillé en parallèle pour la payer.

Tu dirais que ça a été une belle expérience ?

Oh oui. Une très belle expérience. Le cadre noir de Saumur, un rêve pour tous les passionnés…  Il y avait beaucoup de chevaux, cela m’a fait progresser énormément et l’équipe était très à l’écoute et n’a pas compté son temps avec moi, ils étaient disponibles. J’ai même eu la chance de monter les sauteurs et les chevaux de gala.

C’était dure mais j’étais très motivée et j’ai donné le meilleur de moi-même. Et j’ai eu le diplôme !!!!

Et Royal pendant cette année-là ?

Au début je l’ai laissé ici et j’ai trouvé des DP mas ça ne se passait pas très bien alors finalement je suis venue le chercher et il m’a rejoint pour les 4 derniers mois. Le rêve parfait, Royal à Saumur… 

Qu’est-ce que tu appris sur les chevaux grâce à cette expérience à Saumur et grâce à tes années d’équitation ?

En fait j’ai appris que le plus important est de trouver ce qui correspond au cheval. Certains aiment sauter d’autres pas, certains aiment les cours au manège d’autres pas, certains aiment tirer des calèches etc .. Une fois qu’on a trouvé il faut développer une vraie relation de confiance et travailler pour exploiter au maximum ses qualités et ses capacités dans ce qu’il aime faire. Si un cheval ne peut pas sauter plus haut que 1,20 m ce n’est pas grave si c’est le max de ce qu’il peut faire. J’ai fait de grosses chutes avec royal parce que je voulais le faire sauter trop haut alors qu’il n’en a pas les moyens, mais maintenant j’ai compris et pour continuer de travailler avec lui et de garder cette complicité entre nous on a commencé à travailler avec la cordelette. Et il aime beaucoup ça.

Maintenant que tu as le diplôme que tu voulais, quelles sont les prochaines étapes de ta vie professionnelle ?

Mon but est de devenir formatrice au lycée agricole d’Obernai au CFPPA. Actuellement je donne quelques cours là-bas et des leçons particulières dans d’autres endroits, je donne des cours aux écuries, dont celui du groupe que j’ai eu dès le début. 

Je voudrais continuer de monter, donner des cours et travailler en centre équestre pour continuer de former des nouveaux chevaux. Je vais également continuer les concours pour rester dans la réalité du terrain. Les concours permettent d’évaluer le travail que l’on effectue sur un cheval. Pour former correctement les cavaliers, pour moi, il faut pouvoir connaitre les sensations de ce que l’on veut transmettre. 

Une autre question : en fait pour toi c’est quoi l’équitation ?

L’équitation c’est un tout, c’est monter certes, mais c’est aussi gérer le cheval, s’occuper de lui, du foin, des soins, des infrastructures, donner des cours… c’est le tout.

 

Merci Flore pour tout ce que tu viens de nous offrir durant cette interview. 

Daniel un mot ?

Je suis très fier de Flore et de ce qu’elle a accompli jusque-là. C’est un vrai échange  avec elle et je suis heureux d’avoir pu lui transmettre mes connaissances pour qu’elle puisse les emmener avec elle à saumur, qu’elle les travaillent , les peaufinent, les modifient, ajoute ses propres expériences et revienne pour les transmettre à nouveau. C’est un plaisir d’avoir Flore depuis le début avec nous.

 

 

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