Interview de Flore

On vous propose cette année de découvrir les personnes qui travaillent dans cette écurie afin d’en savoir plus sur eux et qui sait de nous donner des idées sur notre future carrière. 

La première à avoir accepter le défi c’est Flore. Vous savez cette jeune fille blonde toujours souriante avec des étoiles dans les yeux que vous pouvez croiser régulièrement dans les cours ou dans les boxes.

Donc on s’est glissé dans la peau d’un journaliste et on a fait une interview un mercredi soir.

C’est parti, vous verrez, on l’aimait avant d’en savoir autant sur elle et on l’aime plus encore après ?

 

Bonjour Flore et merci d’avoir accepter cette interview. On commence :

Tu as commencé le cheval en quelle année ?

J’ai commencé en 2006 et j’ai fait mon premier concours en 2007. Mais ça a été compliqué de commencer. Mes parents ne voulaient pas que je fasse du cheval et j’ai dû les embêter avec ça des années. Ils craignaient que je tombe et me fasse très mal. Et puis ma copine Marie a voulu en faire aussi et toutes les deux on s’est mis ensemble pour convaincre nos parents et ça a marché et nous sommes venues nous inscrire à l’écurie.

 

Pourquoi l’écurie du Giessen ?

Parce qu’elle n’était pas loin de chez nous et ça avait l’air sympa.

Quel était ton poney préféré ?

Mon poney préféré était N’importe, je le montais tout le temps. A un moment donné si je voulais continuer de progresser il fallait que je monte à cheval alors j’ai moins monté N’importe et j’ai commencé à monter Meribel qui est devenue mon cheval préféré.

 

Quand on te voit Flore on pense tout de suite à Royal aussi. Tu as été propriétaire quand ?

J’ai acheté Royal en novembre 2009. 

 

Pourquoi tu as voulu acheter un cheval ?

Le plaisir d’avoir son cheval à soi, d’être propriétaire et de pouvoir s’en occuper tout le temps. Devenir propriétaire me permettait également d’évoluer plus rapidement. 

 

Et pourquoi ou plutôt comment tu as choisi Royal ?

C’est le premier cheval que j’ai testé et il était vraiment fou car pas du tout dressé. C’est Daniel qui me l’a proposé. Puis j’en ai essayé d’autres dans d’autres écuries qui eux étaient dressés. Mais finalement ce qui me plaisait c’est qu’avec Royal il y avait tout à construire. Donc j’ai choisi Royal. Le moment ou je suis devenue la propriétaire de Royal est l’un des plus beaux moments de ma vie !

Il avait quel âge ?

Royal avait 5 ans et j’avoues qu’entre 5 et 11 ans il a été assez difficile et compliqué, maintenant il a 16 ans et c’est toujours un vrai bonheur de travailler avec lui ou de s’en occuper.

 

Pourquoi être restée aux écuries du Giessen et ne pas avoir changé ?

L’ambiance est très sympa, c’est convivial et on était un bon groupe de copines. Les chevaux sont très bien traités, ils peuvent aller souvent au pré et même s’il y a eu comme partout des moments moins sympas, c’est comme une famille. Et les valeurs de cette écurie me correspondent tout à fait.

 

Parlons concours. Tu peux nous raconter un peu ton parcours dans ce domaine ?

Avec Royal on a commencé en club 4 et puis avec le travail on a progressé et on a fait club 3, puis 2 puis 1, ensuite on est passé élite et enfin amateur 4, 3, 2 et 1. C’est vraiment incroyable de pouvoir avoir vécu toute cette amplitude avec le même cheval depuis le début.

Tout a l’air idylique, est-ce qu’il y a eu des mauvais moments ? Un concours moins bon qu’un autre ?

Oh oui. Il y a de nombreux cours ou quand je finissais je pleurais parce que je n’avais pas pu faire les choses correctement ou que le cheval ne m’obéissait pas. Mais on apprend vite à faire autrement surtout avec Royal car il ne comprend absolument pas quand on s’énerve donc ça ne sert à rien. 

Et je me souviens d’un concours ou j’ai monté Royal et plume et avec les deux je me suis fauchée en tournant dans le cross. C’est le pire concours que j’ai dû faire.

 

Revenons à toi, tu nous parles un peu de tes études ?

A 18 ans après le bac, je voulais continuer dans des études autour du cheval, je savais que c’était ma passion mais mon père ne voulait pas. Je me suis donc inscrite à STAPS et j’ai fait mes 5 ans d’études en continuant les concours et en faisant quelques cours au débutant poney à l’écurie du giessen.

Mais je n’ai pas eu mon CAPEPS et je ne me voyais pas recommencer une année pour l’avoir.

J’ai donc décider de faire ce que j’avais envie et de m’inscrire au BPJEPS équitation par alternance et j’ai fait mon apprentissage aux écuries du Giessen bien sûr. Daniel a accepté avec plaisir de m’accueillir et j’ai pris, en partie, en charge le groupe du samedi après-midi que j’ai encore en ce moment ! 

Tu n’avais pas envie de changer d’écurie pour cette alternance ?

Non au contraire, il y a déjà tellement à apprendre que c’est très bien de connaitre les lieux, les chevaux et la structure. Au début j’étais très anxieuse et j’avais le trac avant chaque cours. Daniel devait me pousser pour que j’y ailles et au bout de 6 mois j’étais comme un poisson dans l’eau.

Et ensuite ?

Ensuite une fois que j’ai eu mon diplôme je me suis dit que ce que j’avais envie de faire c’était d’être formatrice : enseigner aux futurs moniteurs d’équitation. Donc après réflexion j’ai choisi de faire un DESJEPS (instructorat) et j’ai tenté Saumur. 

Je ne vous cache pas que je craignais de partir d’ici, ça allait être une vraie découverte mais je me suis lancée. J’ai fait les tests d’entrée avec une amie qui m’a accompagnée et encouragée jusqu’au bout : Léa. Elle est venue avec moi à Saumur pour que je ne lâche rien : c’est ma première supportrice !

A saumur le diplôme peut se faire en 7 mois (réservé pour ceux qui ont déjà une entreprise ou de nombreuses années d’expériences) ou en 1 an. Cette formation est payante et j’ai du travaillé en parallèle pour la payer.

Tu dirais que ça a été une belle expérience ?

Oh oui. Une très belle expérience. Le cadre noir de Saumur, un rêve pour tous les passionnés…  Il y avait beaucoup de chevaux, cela m’a fait progresser énormément et l’équipe était très à l’écoute et n’a pas compté son temps avec moi, ils étaient disponibles. J’ai même eu la chance de monter les sauteurs et les chevaux de gala.

C’était dure mais j’étais très motivée et j’ai donné le meilleur de moi-même. Et j’ai eu le diplôme !!!!

Et Royal pendant cette année-là ?

Au début je l’ai laissé ici et j’ai trouvé des DP mas ça ne se passait pas très bien alors finalement je suis venue le chercher et il m’a rejoint pour les 4 derniers mois. Le rêve parfait, Royal à Saumur… 

Qu’est-ce que tu appris sur les chevaux grâce à cette expérience à Saumur et grâce à tes années d’équitation ?

En fait j’ai appris que le plus important est de trouver ce qui correspond au cheval. Certains aiment sauter d’autres pas, certains aiment les cours au manège d’autres pas, certains aiment tirer des calèches etc .. Une fois qu’on a trouvé il faut développer une vraie relation de confiance et travailler pour exploiter au maximum ses qualités et ses capacités dans ce qu’il aime faire. Si un cheval ne peut pas sauter plus haut que 1,20 m ce n’est pas grave si c’est le max de ce qu’il peut faire. J’ai fait de grosses chutes avec royal parce que je voulais le faire sauter trop haut alors qu’il n’en a pas les moyens, mais maintenant j’ai compris et pour continuer de travailler avec lui et de garder cette complicité entre nous on a commencé à travailler avec la cordelette. Et il aime beaucoup ça.

Maintenant que tu as le diplôme que tu voulais, quelles sont les prochaines étapes de ta vie professionnelle ?

Mon but est de devenir formatrice au lycée agricole d’Obernai au CFPPA. Actuellement je donne quelques cours là-bas et des leçons particulières dans d’autres endroits, je donne des cours aux écuries, dont celui du groupe que j’ai eu dès le début. 

Je voudrais continuer de monter, donner des cours et travailler en centre équestre pour continuer de former des nouveaux chevaux. Je vais également continuer les concours pour rester dans la réalité du terrain. Les concours permettent d’évaluer le travail que l’on effectue sur un cheval. Pour former correctement les cavaliers, pour moi, il faut pouvoir connaitre les sensations de ce que l’on veut transmettre. 

Une autre question : en fait pour toi c’est quoi l’équitation ?

L’équitation c’est un tout, c’est monter certes, mais c’est aussi gérer le cheval, s’occuper de lui, du foin, des soins, des infrastructures, donner des cours… c’est le tout.

 

Merci Flore pour tout ce que tu viens de nous offrir durant cette interview. 

Daniel un mot ?

Je suis très fier de Flore et de ce qu’elle a accompli jusque-là. C’est un vrai échange  avec elle et je suis heureux d’avoir pu lui transmettre mes connaissances pour qu’elle puisse les emmener avec elle à saumur, qu’elle les travaillent , les peaufinent, les modifient, ajoute ses propres expériences et revienne pour les transmettre à nouveau. C’est un plaisir d’avoir Flore depuis le début avec nous.

 

 

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